Une contre-performance pour le Tourisme Marocain
Lorsque l’on observe les infrastructures touristiques du Maroc, qu’il s’agisse des hôtels, restaurants et lieux de loisirs, on se rend compte qu’elles sont généralement pensées et façonnées pour un tourisme haut de gamme. Très peu d’hôtel de moins de trois étoiles.
Il va sans dire, que cela implique des coûts incompressibles d’exploitation, et des impératifs de rentabilité minimum sur lesquelles l’on ne saurait faire l’impasse, sans se condamner à une disparition inéluctable
Ce dispositif touristique de haut niveau, est-t-il besoin de le souligner, se prête mal aux pratiques dites de « Low-cost »
De quoi s’agit-t-il ?
Depuis un certain nombre d’année on voit fleurir des organisateurs de voyages touristiques,
offrir des séjours dans des endroits de rêves, à des prises incroyablement bas.
Généralement, le service offert par le Low-cost, est réduit à la portion congrue : Le voyage et le séjour hôtelier
Si l’on analyse bien le créneau des Low-cost, on se rend compte qu’il repose d’une part sur l’obligation de compagnie aérienne exploitant des lignes, de faire décoller leur avions quel que soit le nombre de voyageurs, d’autre part, la nécessité dans laquelle certains hôtels d’exploiter hors saisons, sans profit, mais juste pour assurer l’amortissement de leur investissements et de pratiquer le surbooking en saison, par crainte de ne pas avoir un taux de remplissage optimal.
Si l’on peut aisément comprendre la compagnie de transport aérienne, pour qui un fauteuil vide est une perte sêche, et le brader est une manière de limiter cette perte, on peut difficilement admettre le même raisonnement pour l’hôtelier.
En effet, la compagnie aérienne gérait une ligne, est obligée de servir la destination, quelque soit le nombre de voyageurs, l’hôtelier n’est pas tenu d’ouvrir son établissement tout le temps. Et l’ouvrir pour une rentabilité négative, ou les recettes, n’absorbent pas les coûts, est une contre économique difficile à admettre.
C’est ainsi que l’on retrouve souvent des établissements affichent un luxe qui n’a rien aux grands hôtels européens, être obligés d’avoir à l’inverse un niveau de service que même des établissements non étoilés de l’autre côté de la méditerranée dépense en qualité.
D’où la question suivante ?
Outre la contre-performance économique qu’il induit, comme l’est ci-dessus remarque, le système des low cost induit des conséquences négatives, sur l’activité commerciale et artisanale.
En effet, le caractère dérisoire des prix pratiques, attire une clientèle très modeste, aux moyens financiers qu’intiendrait une vérité des prix.
Par conséquent, il s’agit d’une clientèle par encline à dépenser par nécessité, ou à ne le faire qu’à des conditions de prix bas, organisateurs de de découvertes, restaurateurs ou autres exploitants de lieux de loisirs voir même les bazarettes voient leurs activités atteintes par ricochet, par cette clientèle souvent pléthorique mais rarement rentable. Le résultat pour eux est donc de travailler ou à perte ou en offrant un service détestable en terme de qualité, ce qui est nuisible à l’image de marque du tourisme national.
A l’inverse, on peut se poser la même question, celle sous l’angle de l’intérêt du client, autrement dit.
On ne le dire jamais assez, avec le low cost, le séjour de rêve attendu tourne souvent au cauchemar ou à l’ennui.
Pour le prix payé, le client ne se voit afin qu’un voyage monotone, est un séjour ou l’on est juste parqué dans une chambre ou enterré au bord d’une piscine. Aucune animation aucune découverte gastronomique ou de site touristique, et les guides habités à être mieux traités nous laissent à l’abandon dans les offerts le pire de l’artisanat national.
Pis encore, il n’est pas rare, que les hôteliers qui avaient contractuellement accepté cette clientèle dans la cadre d’une précaution de surbooking, refuse de les recevoir à leur arrivée, préfèrent réserver leur services à des toutes locaux, payent le juste prix, et au comptant quant le Low-cost paye des prix très bas avec des délais de paiement très long.
Ceci laisse au touriste une impression désagréable d’avoir été escroqué, et les organiseurs, se réfugier derrière une indignation de façade, manquent une réelle hypocrisie. C’est ainsi que l’on retrouve des séjours à tel hôtelier, fini par de logement dans une maison d’hôte inoccupée ou chez l’habitant.
Au hôtel, le hard-discount, ou duping touristique, n’est profitable ni au tourisme marocain, ni au touriste tout court. On pourrait presque dire qu’il s’agit d’une publicité mensongère voire d’une escroquerie tolérée.
Il n’est que de voir le nombre de compagnies Low cost, qui font faillite très vite, pour être immédiatement remplacées par d’autres.
Seul le développement d’infrastructure touristique de classe très moyenne, impliquent donc des coûts modestes, pourraient permettre une pratique de Low cost honnête. Mais alors il faudra oublier des destinations comme Marrakech ou Agadir, le coût du foncier ne permet pas la réalisation de tels établissements.
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